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Rencontres dans la region de Tombouctou février 11 2013

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Périple à moto dans une tournée ordinaire

 Chaka se deplace a moto dans le desert. Il se souvient…. et vous raconte…

“Je traversais la ville de Tombouctou  muni de ma boussole par une journée peu ensoleillée de la fin décembre.

Je longeais le fleuve et les campements des pêcheurs Bozos se succédaient épanouis en bordure.

Après les dunes venaient les plaines exondées et fraîches parsemées  de stigmates  d’hippopotames se nourrissant au crépuscule de poussée d’herbes vertes.

Souvent j’apercevais des enfants barbotant en groupe fuir à travers les dunes effrayés par le bruit du moteur ou un berger  s’évertuant à faire paître son troupeau de chèvres.

Pendant des heures les paysages évoluaient devant mes yeux émerveillés sur la moto.

La campagne du désert était belle et le décor des villages aussi.

Et je me retrouvais dans le village de Ber un bourg de Touareg en voie de sédentarisation novices en riziculture  et  de « Bellah » leurs vassaux « noirs » jouant au domestique et au berger.  

C’était un moment de convivialité avec le chef, ses conseillers Ag Mata et Mohamed et le directeur d’école Abdoul

Comme d’habitude pour parler du problème des semences je demandais aux gens.

Que faut-il pour produire ?

Chef :         pour produire il faut la terre, l’eau, la volonté les

                    semences

Cette année il y a-t-il parmi vous des paysans qui n’ont pas pu produire ou qui ont été limités par les semences ?

Ag Mata :   oui

Ceux qui ont semé comment ont-ils eu les semences ?

Abdoul :     avec les commerçants

Est-il intéressant de garder les semences collectivement ?

Chef :          oui

Pourquoi collectivement ?

Mohamed : les semences c’est important c’est plus facile

                   collectivement.

                   Nous pouvons nous organiser pour conserver ces

                   produits et les vendre  à un meilleur prix aux semailles.

On débouchait sur l’Ahal : « Mobilisation de tous les membres de la communauté en vue d’une action » 

Peut-on faire un Ahal semencier ?

Chef :        oui

L’Ahal semencier était mis en place après l’identification des moyens nécessaires  et la détermination du calendrier d’exécution des responsabilités.

« C’était une action économique dont les membres du comité de gestion étaient  les garants, la solidarité concernant les démunis appartenait au chef et à la communauté.

L’accès aux semences par la monétarisation excluait certaines familles. Pourtant on observait des actions de solidarité où le grand frère payait les semences et s’arrangeait avec sa famille, ces arrangements se faisaient toujours sans intérêts et parfois même sans remboursement. Les intérêts sur l’alimentation sont considérés comme proscrits par le coran. »

aujourd hui Chaka ne peut plus retourner a Tombouctou, ni a Ber, il n a plus de moto.

En revanche, Katrhin et son equipe lui reservent une surprise. Si vous voulez en savoir plus…

http://www.sahelcalling.com/

et si vous voulez en savoir plus sur les renards

http://www.christineb.fr/




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