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symposium d’Ibi en pays dogon avec Chantal Zougui novembre 29 2011

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http://symposiumibi-mali.com

Oui, il faut tout de suite aller sur le site internet du symposium d’IBI ! Chantal Zougui y organise un grand festival chaque année et si quelqu’un a envie de m’y accompagner, j’ai une place dans ma voiture !

Ibi est un joli village au pied des falaises, à 7 km de Sangha. Donc à 52 km de Bandiagara…

Pendant que les touristes tremblent à l’idée de se rendre au Mali, Chantal, elle, qui connaît bien l’Afrique, me rassure : elle vient de rejoindre Bamako en voiture, en passant par la Mauritanie. A part quelques trous dans le goudron sur les derniers kilomètres mauritaniens, il n’y a aucun risque à rejoindre Bamako !

Profitez-en, j’y retourne en rêvant de poser mes renards dans les falaises… et surtout de retrouver les enfants de Bandiagara à qui je remettrai mes tirages… le-mur.jpg

les belles arnaques novembre 27 2011

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heros-malgre-tout.jpg c’était sûr, c’était une arnaque. Oh les beaux géologues français… Pendant ce temps, Domo se demande si je vais tenir parole.

Et Mandaly attend mes photos.

Le renard m’a dit, retourne au Mali. Et le renard ne se trompe jamais.

Il y aura une place dans mon quatre quatre départ prévu début janvier. Pour ne pas rater le festival du Niger à Segou.

Départ de Maligood. Prévoir deux mois de grand voyage et de rencontres inoubliables. Espagne, Maroc, Mauritanie et hop, le Mali.

contact : christineb.fr@gmail.com

et ça, ce n’est pas une arnaque.

Mamadou bleu foncé novembre 26 2011

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mamadou-bleu-fonce.jpg Bonjour,  je m’appelle Mamadou. J’ai vingt ans et je suis en terminale scientifique au lycée de Bandiagara. J’aimerais devenir médecin. J’aimerais aussi pouvoir acheter un ordinateur car j’ai des amis dans le monde entier, dont je n’ai pas de nouvelles. Chez moi, nous avons toujours eu des amis dans le monde entier. Mon père a longtemps travaillé pour une ONG. Mais l’ONG a disparu. Et mon père n’a presque plus de revenus. Il rêve d’ouvrir sa pizzéria à Bandiagara, avec l’aide de Yassaguéréma, et de Dieu. Ibeme, ma mère, a créé la coopérative multifonctionnelle des femmes du troisième quartier de Bandiagara. Je les ai aidées à construire l’étable. Je ne sais pas si je reverrai Gaspard le petit renard, et Yasséguérama, car hier j’ai appris qu’un touriste allemand s’était fait tuer à Tombouctou. Je ne voudrais pas que Yasséguéréma ait peur de revenir à Bandiagara. Moi, je voudrais dire, nous les dogon, nous sommes un peuple d’amour et de partage.

En attendant le retour de Yasséguéréma, je vais continuer d’étudier, et de jouer au foot avec le ballon que l’équipe de foot du Chelsea Londres nous a offert. Et chanter ma chanson préférée, Christina rose. En attendant de pouvoir un jour espérer me connecter sur un ordinateur pour pouvoir lui écrire… Il y a bien une cyberbase à la mairie de Bandiagara, mais ça ne fonctionne pas toujours, et quand je rentre du lycée, le centre est fermé. Mon père a une adresse, mais il ne sait pas vraiment travailler sur un ordinateur, donc une fois par semaine, il se fait aider pour avoir accès à ses mails, et c’est comme ça que nous avons des nouvelles de Yasséguéréma.

Je voulais vous dire, les boeufs vont bien. Et aussi, DOROU PO !

les sourires du Mali novembre 25 2011

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des-sourires-du-mali.jpg Issa et Marthe sont des dogons. Ils vivent entre Sangha et Irely quelque part au pied des falaises de Bandiagara. Ce quelque part est un tout petit village du nom d’Ibi. Lorsque j’ai rencontré Issa je cherchai un moyen de me rendre de Bandiagara à Banani. Il m’a tout de suite proposé de m’emmener sur sa moto, une vieille 125 au pneu presque éclaté. En deux heures nous avons parcouru 45 km et rejoint les falaises, où j’accomplissais une mission particulière : remettre des photographies à un jeune guide, de la part d’une amie française.

Le lendemain, je déjeunai chez Issa et Marthe. J’y ai reçu un accueil magique. De toute façon, le peuple dogon est un peuple magique : regardez leur sourire. Marthe avait cuisiné toute la matinée pour moi, et Issa m’emmenait voir la mare aux caïmans, et visiter son village, où Gaspard s’est fait de nouveaux amis (et moi aussi) : car c’est comme ça le Mali : DU PARTAGE et de l’HOSPITALITE.

Je devais revenir à Banani, à Ibi, et je m’étais promis d’aider Issa à construire des latrines pour son école de Banani dont il est le directeur. On me dit, attends un peu, deux Français viennent d’être enlevés… Je vais avoir du mal à attendre.

J’ai reçu le soutien par un commentaire sur ce blog d’une personne que je ne connais pas, mais qui habite à Hombori. DOROU PO ! MERCI !!! Quand je reviendrai à Ibi, je demanderai à Issa de m’emmener à Hombori. Il a un pneu neuf, nous l’avons acheté ensemble, il m’a dit, je peux tenir un an.

A Ibi il n’y a pas internet, et Issa ne sait pas vraiment travailler sur un ordinateur. Si quelqu’un en pays dogon lit cette page, s ‘il vous plait, dites à Issa et à Marthe que je pense à eux tous les jours.  Dorou po !

Yassaguéréma Nantoumé

je vis à Tongnon et je suis un dogon novembre 25 2011

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mali-1-506.jpg Bonjour, j ai onze ans. Je vis à Tongnon et je suis un dogon. Il y a trois semaines, j’ai fait la connaissance de Gaspard, le renard de Yassaguéréma. Je n’avais jamais vu de renard, et encore moins de renard empaillé. Ici, on ne chasse pas le renard. On plante du mil, des arachides, on élève quelques moutons. On se débrouille comme on peut. Les touristes ne viennent pas à Tongnon. Le village n’est pas dans les falaises. Et pourtant, je suis un vrai dogon.

Yasssaguéréma nous a dit, voila des dessins des enfants de l’école de Carole, une amie. Si vous voulez vous aussi faire des dessins, nous pourrions ensuite faire un livre ensemble.

Yassaguéréma devait revenir nous voir dans le courant de l’hiver. Ici nous n’avons pas internet et le facteur ne vient jamais chez nous. Elle est partie plus tôt que prévu, car elle était malade. Etait ce un signe ?

Yassaguéréma dit, voilà, deux géologues français enlevés au Mali. Qui étaient ils, pour qui travaillaient ils, pour la Banque Mondiale on peut lire sur internet, qu’est ce que c’est la banque mondiale, quelle banque d’abord. Quels objectifs. J’ai beau chercher sur les pages internet les informations sont floues.

Et pendant que des enfants rêvent de revoir Gaspard, rêvent de crayons de couleur et de jours meilleurs, d’habits et de chaussures, quelques personnes, celles qui nous gouvernent, divisent le monde pour mieux régner.

Maintenant, j’ai peur de repartir au Mali, dit Yassaguéréma. Mais rester en France, c’est se suicider à petit feu. Ce matin je me suis levée en pleurant, à l’idée que l’un des plus beaux peuples du monde, le plus hospitalier peut-être, est abandonné à son triste sort. Nous devions ouvrir une pizzéria à Bandiagara, je voulais aider Issa à construire des toilettes pour l’école de Banani, et peut-être m’installer à Bandiagara. Ce matin, je suis perdue dans une France qui est gouvernée par un traitre. Quand je pense que Carla a refusé de me donner un euro pour les boeufs de Yamalou, j’ai envie de vomir. Je vais vomir. Au secours, y a t il quelqu’un pour sauver la terre ? Pour arrêter toutes ces guerres ? Pour purifier le coeur des hommes ?

Gaspard, qui  se souvient des caresses des enfants de Tongnon, a des larmes dans les yeux.

deux géologues français enlevés à Hombori novembre 24 2011

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mali-3-419a.jpg Je dis MERCI DOROU PO à tous mes amis dogon ! INICE à tous mes amis bambara !

Nous nous sommes serrés la main gauche : signe que nous nous reverrons.

La nuit dernière, deux géologues Français ont été enlevés à Hombori, haut lieu du Mali.

Je n’étais pas très loin de Hombori, à vol d’oiseau. Mais je savais, par les renseignements diffusés par des amis journalistes et par l’ambassade de France et de Grande Bretagne, que la zone où je me rendais était en zone rouge.

Je savais aussi que les attaques contre le régime de Kadhafi avaient mis jeté un trouble entre les Maliens et les Français. Je l’ai vu dans le regard de quelques guides. J’ai entendu des témoignages, des prises de position, des critiques.

Je savais aussi que le gouvernement malien mettait en place une politique de réinsertion des anciens mercenaires touaregs de Kadhafi. Le président ATT s’était rendu à Tombouctou, alors que j’étais à Bandiagara, pour accueillir ces hommes et leur donner une chance de revenir vivre au pays, dans la paix. A Bandiagara, ceux qui ont une télévision regardent les informations. J’ai eu la chance de voir ce journal télévisé qui montrait le désir de vivre en paix du Mali.

Hélas, Sarkozy qui n’a rien compris à la paix dans le monde, parce que sa politique ne concerne que son petit réseau de copains capitalistes, divise pour mieux régner.

Aujourd’hui, je prépare mon deuxième voyage au Mali. Je me pose beaucoup de questions. Je vais donc adresser une lettre à notre président de la République, pour lui demander de faire un effort, mais je ne crois plus beaucoup aux capacités d’aimer d’un homme qui se complaît à ignorer qu’il est lui aussi, en terre d’accueil.

Comment vais je pouvoir convaincre mes amis et ceux qui me liront que le Mali est une terre d’hospitalité ?

J’ai une pensée pour ma famille à Bandiagara, et particulièrement pour Mamadou bleu foncé, qui doit jouer au foot à l’heure qu’il est, avec son équipe du troisième quartier, et avec le ballon que l’équipe de foot de Londres, le CHELSEA football club, leur a gentiment offert, et que nous avons gonflé ensemble.

Vivre c’est prendre des risques. Mais certaines personnes, qui mériteraient d’être sous clé, sont trop bien protégées. Le comble, c’est que ces personnes là règnent sur le monde et y sèment le désordre.

Quand je pense que c’est le renard qui est accusé d’avoir semé la zizanie sur la terre, quelle histoire… Gaspard ne se marre plus du tout.

Toutes mes pensées vont vers les géologues, leurs amis Maliens, leur famille en France, et vers mes amis dogon. J’ai eu de la chance, beaucoup de chance, d’avoir fait un si merveilleux voyage, de si belles rencontres, et le coeur rempli de tant d’amour. Je me sens très seule dans mon village de Maligood. Bien loin de ce peuple malien qui est abandonné du reste du monde.

Enlèvement à Hombori novembre 24 2011

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mali-3-419a.jpg Deux géologues Français ont été enlevés dans la nuit de mercredi à jeudi dans leur hôtel à Hombori, au nord de Bandiagara. Hombori est le point culminant du Mali, derniers contreforts des falaises du pays dogon.

Ces deux Français travaillaient pour une cimenterie. Je ne connais pas les motifs de leur présence au Mali, et ne les connaîtrai probablement jamais. Ils étaient sans aucun doute très appréciés par leurs collègues maliens. Je regrette que l’Ambassade de France ne les ait pas protégés. Le site de l’Ambassade de France à Bamako permet aux voyageurs et aux ressortissants Français de s’inscrire sur le dispositif ARIANE et de donner toutes les informations concernant les séjours au Mali, c’est ce que j’avais fait avant de partir.Je regrette que les membres de l’hôtel où ces géologues résidaient n’aient pas pu empêcher cet enlèvement. Je me joins à la douleur des familles, car pendant mon séjour au Mali, quelques uns de mes amis se sont vraiment inquiétés pour moi. Mais j’étais protégée (le renard, et l’amour).

En revanche, à mon arrivée à la douane de Bamako, lorsque le douanier m’a demandé ma destination et que je lui ai répondu Bandiagara, il m’a tout de suite donné son numéro de téléphone, et m’a dit, si vous avez un souci, appelez moi, et saluez mon ami Baba.

A l’hôtel du Tamana à Bamako, je rencontrai un responsable d’une ONG (matériel scolaire) qui s’était fait arrêter par un chef touareg à Tombouctou, il était rentré directement à Bamako sans s’arrêter à Mopti. J’ai pris un bus de Bamako à Segou, et à l’hôtel de Segou,j’ai ressenti une forte animosité vis à vis de Nicolas Sarkozy de la part de certains Maliens avec lesquels je parlai :ils auraient pu m’enlever, me violer, et demander une rançon. Mais j’étais au Mali pour offrir un troupeau de boeufs à une coopérative de femmes, et ça, ça a touché toutes les personnes à qui j’ai fait part de la générosité de mes amis ou d’anonymes qui ont permis la réalisation du projet YAMLOU.

J’ignore depuis combien de temps ces géologues étaient à Hombori. Quels étaient leurs objectifs. En principe mon se rend au Mali car on aime le Mali, et on le lui montre, et il nous le rend au centuple.

J’avais préparé mon voyage pendant huit mois. J’allais être accueillie et on allait prendre soin de moi. J’avais consulté les sites internet de l’ambassade de France et de Grande Bretagne à Bamako. La zone dans laquelle je me rendais était rouge pour la Grande Bretagne, mais à la limite de la zone rouge pour la France. En revanche je savais que je n’irai pas tenter le diable. Je me déplaçai en bus, en incognito, Gaspard se cachait. Je parlai aux gens et ils me parlaient, je leur donnai les salutations d’usage. Je me sentai appréciée. J’étais chez moi chez eux. Je donnai si on me demandait, j’expliquai la raison de mon séjour chez eux. J’étais leur soeur. Leur Dieu était mon dieu.

Le Diable, c’est le fric et la colère, la jalousie et la violence gratuite. Il y a toujours eu des bandits, des enlèvements, des guerres, des colères, des rapts, des viols, de la violence. On veut un monde meilleur, mais on vit dans un monde pourri. Le coeur de certains d’entre nous est pourri. Par le fric, le goût du pouvoir, par la folie.

La violence est partout, elle est prêt de nous. Nous ne l’attendons jamais vraiment. Mais dans le Sahel et dans quelques pays du monde, les enjeux sont différents que ceux pour lesquels nous prenons des risques, ici, en France. J’éprouve une grande compassion pour ces géologues, leur famille, leurs amis Maliens. Vivre est un danger permanent. L’homme devient le prédateur de l’homme. En France des filles se font violer et tuer par des adolescents devenus fous. Des femmes sont battues par leur mari. J’ai été victime de la violence humaine. Mais jamais, jamais au Mali un Malien a manqué de respect pour moi. J’ai même songé m’y installer, puisque je n’ai aucun avenir en France. Avant hier mon fils, de retour d’un stage en Angleterre, me disait, maman, je n’ai pas envie de revenir en Ariège. En Angleterre on m’a donné toutes mes chances de réussir.
La vie n’est pas plus dangereuse au Mali qu’en France. Il suffit de rester vigilant, et de donner un VRAI SENS à la vie. Mais nous sommes tous dans la confusion. Le monde est dans la tourmente, et je vais adresser aux familles des géologues Français toutes mes pensées. Je n’ai pas été agréssée en pays dogon, le pays dogon est un pays de paix. Mais je n’ai pas franchi les limites de ce pays, je voulais rester vivante pour pouvoir revenir en France témoigner de l’hospitalité que j’y ai reçue.

Je voulais vous dire, le club de football de Londres le CHELSEA CLUB a offert deux ballons de l’équipe de foot. J’ai remis un des ballons à des enfants de Bamako, et l’autre à un club du troisième quartier de Bandiagara.

Pendant que les garçons tapaient dans le ballon du bout de leurs sandales déchirées, le gouvernement malien organisait le retour dans le nord du pays, et notamment à Tombouctou, des anciens mercenaires maliens de Kadhafi. Un vaste programme de réinsertion agricole est mis en place dans le Sahel pour ces hommes. Le gouvernement malien tient à ce que son pays reste un pays de paix. J’ai pu regarder les informations chez des voisins.

La polémique a été permanente, mais j’ai toujours été respectée. Lorsque j’ai donné ma position et mon point de vue sur la vie et sur la politique, et que les Maliens ont constaté ma sincérité, je savais que je ne risquais rien. En revanche, si jamais je n’ai ressenti aucun danger dans les hôtels (Bamako, Segou) je me suis résolue à rester au sein de ma famille d’accueil de Bandiagara. Là, je ne risquai rien. De toute façon, j’étais déjà une de leurs soeurs. Personne ne pouvait voir ma peau blanche, si ce n’est sur mon visage. J’étais habillée comme les femmes, et parlai leur langage, et partageai leurs journées de travail. La nuit, ma chambre, dans la cour de la maison, restait ouverte.

En France, j’ai mis un portail au jardin, je me barricade. J’ai été victime de la violence des hommes. J’ai peur de la politique de Nicolas Sarkozy, qui nous tue à petit feu. Bien plus peur que d’être enlevée au Mali.

Le Mali n’est pas plus dangereux que la France. Il est de toute façon bien plus hospitalier et plus généreux.  Si vous donnez, vous recevez au centuple. J’y retournerai, sans hésitation.  Rien que pour revoir Mamadou et ses amis jouer au foot. Et puis, of course, thank you to CHELSEA and John Booth, thank you for the foot balls I brought to the children of Mali. Merci au foot ball club de Londres le Chelsea de m’avoir permis d’apporter deux ballons à des enfants.

J’ai écrit ces mots quelques minutes après avoir entendu à la radio que deux géologues Français avaient été enlevés au Mali. Je suis dans la confusion car je prépare mon prohain voyage au pays de la paix. Je ne renoncerai pas. La persévérance mène à la victoire. En revanche, j’aimerais que Nicolas Sarkozy s’occupe un peu mieux des Français au lieu de se préoccuper de semer plus de désordre sur la terre. J’ai honte d’être là, et impuissante, et de savoir qu’il se remplit les poches et celles de ses potes pendant que les Français se débattent pour rester en vie. Et notamment les géologues, quelque part au Mali.

Malick SIDIBE novembre 23 2011

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studio-malick.jpg A Bamako, c’était les “biennales”. Les Rencontres de la photographie si vous préférez. Bamako, c’est forcément Malick, le studio Malick. Boss, son neveu, que nous avons rencontré au Tamana, nous a tout de suite emmené là-bas, à Badagilada, je crois, excusez-moi, j’ai tout noté mais je perds un peu la tête en ce moment, mon esprit est resté à Bandiagara. Bref, Boss nous a emmené sur son scooter, ils ont tous les mêmes scooters à Bamako, des KTM. Malick Sidibé n’était pas là. Boss a téléphoné, c’est comme ça au Mali, si vous avez besoin de quelque chose, on se met à l’oeuvre, on réalise vos souhaits… Mais Malick était chez lui, et pas en forme. Il préparait son voyage, pour Paris Photo peut-être, ou ailleurs… Gaspard a dit, tant pis, je suis déjà heureux d’être ici, au Mali, et là, devant le studio Malick. Tout seul je n’y serais pas arrivé. Merci Boss, merci Malick de nous faire rêver. Nous reviendrons, c’est promis. Et peut-être un jour, Mandaly, mon apprenti photographe, pourra aussi écarquiller les yeux devant la collection de vieux Rolleiflex de Malick Sidibé….

Moi, je rêve d’un livre, Malick Sidibé, aux éditions de l’oeil. C’est drôle, les éditions de l’oeil sont à Montreuil, la ville du Mali. Et c’est drôle, mon village Malegoude est devenu Maligood en quelques semaines. Gaspard se marre. Moi, je rêve.

Merci de la part de Yamalou novembre 22 2011

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une-des-membre-de-yamalou.jpg Il fallait que je choisisse une photo, un sourire. J’aimerais pouvoir vous envoyer tous les sourires du Mali.

Celui ci est l’un des plus beaux : il nous est offert par une des membres de YAMALOU à qui nous avons offert un troupeau de boeufs.

Aujourd’hui, je n’ai qu’une envie, rendre hommage à un peuple de la paix, le peuple dogon.

Et forcément, repartir, et retrouver Bandiagara, mon amour.

Alors, si vous avez des vélos, des vêtements pour les enfants, des livre et des ballons, ou envie de m’aider à acquérir un réfrigérateur et un panneau solaire, contactez moi : christineb.fr@gmail.com

Le nouveau projet consiste à aider Domo Nantoume à créer sa procpre pizzéria…

Dans quelques semaines je prendrai la route pour Bandiagara. Dès que mes finances le permettront.

Vincent, Serge, Françoise, Virgine, Martine et les autres novembre 21 2011

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dans-letable.jpg Les boeufs sont bien arrivés à destination ! En rentrant des falaises, tout le monde m’attendait, chaque chose à sa place. Quelle surprise, l’enthousiasme de Yamalou et la solidarité : tous les amis se sont mis à l’oeuvre. Nous avons baptisé les boeufs….J’aa confié mon appareil photo à Mandaly mon petit apprenti photographe…

Yamalou a dit, nous n’oublierons jamais votre soutien. Merci à tous les donateurs donc ! Un immense merci, et sachez que vous serez les bienvenus à Bandiagara si un jour vous allez au Mali. Mais vous serez les bienvenus chez tous mes amis, car c’est une des règles d’or du Mali. Les amis des amis sont les amis, et la famille de la famille est la famille. Ce qu’on appelle le cousinage là-bas.

N’hésitez pas à me contacter, si vous voulez plus de photos, plus d’infos, avant que je ne reparte pour le Mali, et cela ne saurait tarder….


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