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Un tricot pour un tapis août 29 2013

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A force de rouler dans le désert, on commence à connaître du monde.

En mars 2012 je découvre que les nomades sédentarisées se sont organisées et se sont adaptées à de nouvelles conditions de vie.

Cela se passe à M’Hamid el Ghizlane, à Fask, à Foum Zguid, à Assa, à Taïdalt, et ailleurs dans le grand sud marocain.

Et bien sûr, cela se passe entre filles.

Alors, j’ai eu envie de soutenir ces filles, qui ont des secrets à partager, et qui n’attendent que ça.

Parce que le désert, ce n’est pas forcément la solitude et le ciel à l’infini.

L’association UN TRICOT POUR UN TAPIS est née dans le partage d’instants simples, chaleureux, spontanés.

Elle a pour but de récolter des tricots, de la laine, des vêtements, mais aussi d’offrir à des femmes des cadres à tisser les tapis.

Je vous invite à découvrir le secret des tapissières du Maroc, car elles sont nombreuses, et car avant de se rendre dans le désert, vous pourrez aussi partir à la rencontre des tapissières des montagnes.

Vous pourrez séjourner chez l’habitant, ou dans des gîtes, apprendre à tisser, et mille autres secrets.

Vous découvrirez les beautés cachées du Maroc, entre montagnes et océan, entre rochers et sable.

Prochain départ : novembre 2013.

Mais Un tricot pour un tapis, ce sera aussi la découverte (inch Allah) des tapissières du grand sud algérien à Ghardaïa… car Tricot Tapis, c’est sans limites.

Je suis à la recherche de tout ce qui se détricote, mais aussi d’aiguilles à tricoter !

Si vous voulez rejoindre l’aventure, contactez moi

untricotuntapis@gmail.com

https://www.facebook.com/tricot.tapis

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Rencontres dans la region de Tombouctou février 11 2013

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Périple à moto dans une tournée ordinaire

 Chaka se deplace a moto dans le desert. Il se souvient…. et vous raconte…

“Je traversais la ville de Tombouctou  muni de ma boussole par une journée peu ensoleillée de la fin décembre.

Je longeais le fleuve et les campements des pêcheurs Bozos se succédaient épanouis en bordure.

Après les dunes venaient les plaines exondées et fraîches parsemées  de stigmates  d’hippopotames se nourrissant au crépuscule de poussée d’herbes vertes.

Souvent j’apercevais des enfants barbotant en groupe fuir à travers les dunes effrayés par le bruit du moteur ou un berger  s’évertuant à faire paître son troupeau de chèvres.

Pendant des heures les paysages évoluaient devant mes yeux émerveillés sur la moto.

La campagne du désert était belle et le décor des villages aussi.

Et je me retrouvais dans le village de Ber un bourg de Touareg en voie de sédentarisation novices en riziculture  et  de « Bellah » leurs vassaux « noirs » jouant au domestique et au berger.  

C’était un moment de convivialité avec le chef, ses conseillers Ag Mata et Mohamed et le directeur d’école Abdoul

Comme d’habitude pour parler du problème des semences je demandais aux gens.

Que faut-il pour produire ?

Chef :         pour produire il faut la terre, l’eau, la volonté les

                    semences

Cette année il y a-t-il parmi vous des paysans qui n’ont pas pu produire ou qui ont été limités par les semences ?

Ag Mata :   oui

Ceux qui ont semé comment ont-ils eu les semences ?

Abdoul :     avec les commerçants

Est-il intéressant de garder les semences collectivement ?

Chef :          oui

Pourquoi collectivement ?

Mohamed : les semences c’est important c’est plus facile

                   collectivement.

                   Nous pouvons nous organiser pour conserver ces

                   produits et les vendre  à un meilleur prix aux semailles.

On débouchait sur l’Ahal : « Mobilisation de tous les membres de la communauté en vue d’une action » 

Peut-on faire un Ahal semencier ?

Chef :        oui

L’Ahal semencier était mis en place après l’identification des moyens nécessaires  et la détermination du calendrier d’exécution des responsabilités.

« C’était une action économique dont les membres du comité de gestion étaient  les garants, la solidarité concernant les démunis appartenait au chef et à la communauté.

L’accès aux semences par la monétarisation excluait certaines familles. Pourtant on observait des actions de solidarité où le grand frère payait les semences et s’arrangeait avec sa famille, ces arrangements se faisaient toujours sans intérêts et parfois même sans remboursement. Les intérêts sur l’alimentation sont considérés comme proscrits par le coran. »

aujourd hui Chaka ne peut plus retourner a Tombouctou, ni a Ber, il n a plus de moto.

En revanche, Katrhin et son equipe lui reservent une surprise. Si vous voulez en savoir plus…

http://www.sahelcalling.com/

et si vous voulez en savoir plus sur les renards

http://www.christineb.fr/

En mission a Tombouctou février 11 2013

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Chaka Berthe est un ingenieur agronome malien. J ai fait sa connaissance a Bamako en 2010. Ou etait ce 2009 je ne sais plus et cela n a guere d importance car le temps n existe que sur nos calendriers et nos agendas. Envoye dans la region de Tombouctou en mission, Chaka n a pas retrouve de travail. Je lui ai propose d ecrire ses memoires. En voici des extraits, qui nous permettent de mieux apprehender la situation dans le Sahel et au nord du Mali.

Lorsqu’au Mali ou dans d’autres pays on parle de Tombouctou on a à l’esprit le souvenir  de la rébellion Touareg et des famines en 1973 et 1983 comme aussi certaines images telles qu’enfants décharnés, carcasses d’animaux abandonnés dans le sable.

Ou les images d’enlèvement de touristes occidentaux qu’on voit commenter de temps en temps sur nos écrans de télévision.

De Tombouctou j’ai choisi de parler autrement.

De mes contacts avec les paysans sur le terrain à travers les interventions de l’équipe de l’organisation non gouvernementale internationale Agence de Coopération et de Recherche pour le Développement (ACORD) dans cette région  j’ai rapporté une conviction :

C’est que certains medias étrangers  invoquent  pour expliquer la crise sécuritaire des causes qui n’en sont pas ou qui ne résistent guère à l’analyse comme la marginalisation des Touareg.

Le constat aujourd’hui est qu’avec les contraintes climatiques les communautés locales (Sonrhaï, Touareg, Bozo) vivant respectivement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche assurent maigrement leur subsistance et ne disposent que de peu d’économie d’argent.

Les familles ne peuvent compter que sur leurs propres efforts pour assurer un minimum de sécurité.

Ne disposant  pas de moyens de production elles se trouvent en partie dans l’exclusion sociale et le chômage.

Travaillant peu, produisant peu et mangeant peu les « bras valides » hommes de 18/19 ans à 40/45 sont incités au départ à l’aventure de façon importante et le cortège de désordres sociaux qui l’accompagnent tels que manipulation, perversion et délinquance constitue un facteur d’instabilité pour la région et le pays.

Comment assurer la sécurité alimentaire et sociale indispensable à la vie ou même  à la survie familiale lorsqu’on n’a pas d’économie d’argent ou la possibilité d’en faire ?

Pour fixer le paysan Sonrhaï ou Touareg il ne suffit pas de lui garantir sa « ration » mais il veut aussi satisfaire ses autres besoins et pour les satisfaire, il doit devenir consommateur donc être en mesure de payer des biens de consommation ou des services.

Ces medias sont « à côté de leurs pompes » comme on le dit vulgairement et la meilleure manière d’informer est de rassembler au lieu de disperser l’attention sur les combats menés par les communautés contre la pauvreté pour vivre décemment à travers la gestion des projets communautaires là ou ils existent conscientes que les problèmes ne peuvent se résoudre quand mettant en valeur les ressources propres du terroir en travail, en terre et en énergie.

Et tout reflexe patriotique mis à part force m’est de reconnaître que Tombouctou n’est pas dans l’impasse et les perspectives d’avenir ne sont pas « bouchées » pour cette région au contraire elle devra s’en sortir avec la mobilisation collective de ses communautés en l’occurrence Sonrhaï et Touareg derrière quelque action que ce soit par le sens de la solidarité communautaire issue des coutumes et des traditions qu’elles ont su garder.

Au fur et à mesure des années et des siècles ces communautés ont su travailler pour se nourrir, s’organiser pour vivre ensemble, trouver des solutions aux problèmes qui se présentaient à elles.

Un vieux paysan Sonrhaï parlant du grenier traditionnel dans sa communauté disait :

« Ce sont nos coutumes et nos traditions qui nous ont fait vivre avant les sècheresses »

L’historique des organisations traditionnelles

Le Kourey (milieu Sonrhaï), et Ahal (en milieu Touareg) sont des groupes d’âge. Ces groupes mènent des travaux collectifs. Ils sont considérés comme outils de mobilisation des membres. En milieu Sonrhaï, le Kourey menait, ou mène là où il existe des activités de sécurisation de la production par la mise  en place de grenier traditionnel semencier. Il met à la disposition des villageois nécessiteux des semences remboursables à la récolte (14 mesures contre 10 à Bourem par exemple).

Le Kourey possède ses responsables. Dans le Kourey chacun connaît sa place, son rôle, sa fonction. Les règles du Kourey sont très strictes ; le défaut d’exécution est sévèrement puni et en présence de toute la communauté.

Ne pas respecter son engagement dans le Kourey est l’équivalent du déshonneur.

En même temps on observe la difficulté de coopération dans ces organisations traditionnelles (rivalité entre villages en milieu Sonrhaï) et la difficulté d’organisation dans certaines couches Kel Tamasheq liée à leur caractère individualiste. Adage Tamasheq 

« Eloignons nos tentes et approchons nos cœurs » “

Aujourd hui le Mali est devenu un terrain de guerre. Il y a quelques mois j etais en Mauritanie, et faisais la rencontre d un retraite qui voyageait seul. j apprenais que cet homme avait ete enleve dans la region de Diema apres avoir franchi la frontiere Mauritanie Mali. Je decidai de ne pas rester en Mauritanie, suite aux incidents de Nouakchott (tentative d attentat sur l ambassade de France et de meurtre du president Abdel Aziz). J ignore si je reprendrai la route du desert et la route du Mali un jour, mais une chose est certaine, je n abandonnerai jamais mes amis africains.

Lorsqu on a rencontre le coeur de l Afrique, son ame et sa culture il est difficile de rester impartial. Il y a quelques jours je recevais un email de Chaka, me demandant de publier ses memoires de Mission. Les voici. En cadeau pour l humanite. Merci Chaka.

 Tout pres de Chaka, mais il ne le sait pas encore, Kathrin et ses amis preparent une grande surprise pour le Mali. Si vous voulez en savoir plus et soutenir un projet merveilleux, visitez la page de Sahel Calling .

http://www.sahelcalling.com/

un grand merci d avance

christine

http://www.christineb.fr/

Les Malotis janvier 22 2013

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Ce sont les montagnes du Lesotho,  les-bergers-de-sani-pass-2.jpg

elles ne se racontent pas, elles ne se photographient pas, elles se vivent.

On y rencontre des petits bergers qui s enveloppent dans des couvertures.

Le ciel y est roi. Le chant des cascades enivrant.

Pourtant, j ai vu des camions, des tracto pelles et entendu le bruit des marteaux piqueurs.

Les Chinois ouvrent une grande route, qui remplacera la piste ralliant Semonkhong a Sani Pass. Dans quelques mois les touristes pourront se promener dans les Malotis et jeter des bonbons aux enfants qui  crient ‘’sweetie, give me a sweetie” aux rares voitures qui traversent les malotis, transportant des voyageurs qui ont encore peur des montagnes du Lesotho.

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Je voulais rester avec les petits bergers. Ils connaissent bien plus d histoires que moi.

 

Les yeux du Lesotho décembre 30 2012

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Voila maintenant plus de deux semaines que je suis au Lesotho.

Il ne m’a pas fallu plus d’une seconde pour saisir la chance que j’avais : certaines personnes me diront, la chance n’existe pas.

Pourtant oui, j’ai de la chance. Je vis parmi les enfants du Sida, parmi les enfants les plus pauvres au monde, et j’ai de la chance. Car les yeux du Lesotho sont si beaux que je ne peux m’en détacher.

Deux semaines ce n’est rien en comparaison aux mois que comptent les volontaires des Peace Corps et autre Save the children ou ONG qui payent les volontaires à faire quoi.

Oui. A faire quoi.

Depuis le 15 décembre, les enfants et les adolescents de Morija me disent : il n’y a rien à faire ici.

Alors, j’ai ouvert ma boîte à trésors. Elle n’est pas très grande.

C’est une boîte qui bat. Toc, toc, toc.

Une boîte qui ressemble à un coeur.

Elle est noire. On peut l’attacher en bandoulière.

Je la prête aux enfants. Je leur dis : c’est vous qui allez raconter l’histoire de Morija, votre histoire.

Et c’est comme ça que tout a commencé.

IL y avait Gaspard le renard, Blaise le poussin masqué (merci Claude POnti ! les enfants commencent à l’apprivoiser !) et Patrick Rorke le peintre sculpteur.

Il y avait aussi une imprimerie, et des bouts de papiers, que nous avons transformé en bout de tissus.

Nous nous sommes déguisés.

Un jour, les garçons ont disparu. J’ai voulu les rejoindre, mais je n’ai pas le droit d’assister aux initiations des garçons.

Alors, je suis restée en bas, tout près de Patrick, et nous avons encore fait des déguisements.

Les enfants se sont mis à danser. C’est bien, ils commencent à apprivoiser la boîte magique, celle qui ressemble à un coeur.

Malheureusement, les enfants ne peuvent pas voir les photographies qu’ils font, car mon ordinateur est trop vieux, et ne fonctionne qu’une fois branché sur une prise. Et je n’ai aucun espace pour inviter les enfants à s’asseoir devant l’ordinateur.

Les enfants ne savent pas encore ce que l’avenir leur réserve : certains resteront au village, d’autres auront la chance, oui, la chance, de pouvoir suivre des études supérieures. D’autres. D’autres seront peut être si malades qu’ils n’auront que la chance de voir le ciel et les yeux du ciel au dessus d’eux.

En revanche, ils commencent à comprendre, grâce à la boîte noire qui fait toc, toc, que leur village est probablement un des plus beaux villages du monde. Que les sources y coulent librement, que les cailloux dégringolent des falaises où les dinosaures ont laissé leurs empreintes, que les esprits de l’Afrique sont les esprits protecteurs de l’univers. Et les voilà qui photographient leurs maisons, leurs jardins, les arbres de la forêt, les cailloux des montagnes et les ruisseaux qui chantent, les vaches et les moutons, les bergers et les femmes, les grand-mères et les grand-pères.. Et pour une fois, plus question de missionnaires !

Alors, je voudrais laisser parler les enfants. Et vous montrer de quoi ils sont capables, et comme ils sont riches.

Je voudrais vous dire encore une chose : ils sont riches, et ils partagent leurs richesses sans rien me demander en retour.

Je voudrais leur dire, PARLEZ NOUS DU LESOTHO ce petit royaume oublié du monde. Car il vous appartient, et il ne m’appartient pas d’en parler à votre place.

Voulez vous m’aider donner les moyens à ces enfants de s’exprimer, sur du papier, en couleur, en noir et blanc, en musique et en dansant ?

Bref plus concrètement : nous avons besoin de votre soutien !  Et bienvenue au Lesotho !

Pour tout renseignement

christineb.fr@gmail.com morija-montage-500-ko.jpglesotho-2-phophi-029.jpglesotho-to-ha-falene-160.jpgmasitise.jpgmorija-2.jpgmorija.jpg

Morija et le royaume oublié du Lesotho décembre 26 2012

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On se croirait en Suisse, à cause des vaches et des cloches dans les prairies.

Les enfants ont déjà vu des renards.

Mais ils n’avaient jamais vu Gaspard.

Et ça, c’est le début d’une grande histoire.

cela se passe dans l’atelier de Patrick Rorke, tout près de Meadow House avec le soutien de Claude Pontilesotho-22-026.jpg

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avec les moyens du bord, nous allons vivre de grands moments de création, de récréation et de partage.

Il ne faut pas grand chose pour aller loin, juste d’un peu d’amour.

Mais à Morija, où un enfant sur quatre est susceptible d’être victime du HIV, il ne se passe pas grand chose.

Lorsque les enfants ne gardent pas les troupeaux dans les montagnes, lorsqu’ils ne sont pas à l’école, ils aiment retrouver Patrick dans son atelier et depuis quelques jours, Gaspard qui leur apprend plein de secrets, et surtout, la pratique de la photographie.

Venez nous voir à Morija ! Nous avons besoin de vos idées, de votre soutien, de votre inspiration.

Vous serez conquis par la gentillesse des Basuthos, et par la beauté des paysages de montagne, par les lumières et les chants des musiciens. Si un voyage au pays des nuages et du ciel bleu vous tente, si vous avez besoin de conseils pour vous organiser,

contact christineb.fr@gmail.com

Les enfants du Lesotho novembre 28 2012

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C’est quelque part en Afrique… Un tout petit pays. Un royaume. Dans les montagnes de l’Afrique du Sud plus exactement. Des lieux où la vie est difficile, des lieux qui ont réuni l’histoire de plusieurs peuples, de plusieurs cultures. C’est là bas que mes arrière grand parents maternels se sont installés, au 18ème siècle. Ils étaient missionnaires de l’Eglise réformée de France, bien trop long à raconter cette histoire qui pourrait susciter des polémiques. Toujours est il que je ne savais du Lesotho qu’une chose : que c’est le pays le plus beau pays du monde, ainsi parlait ma grand mère, une grande voyageuse. J’ai été nourrie des histoires du Lesotho.

Le 13 décembre je m’envole pour Johannesburg, le 14  je prendrai un bus ou un taxi qui m’emmènera à 350 km au sud est  d’une ville considérée comme dangereuse vers une autre ville considérée comme aussi dangereuse, Maseru, capitale du Lesotho.

Dans mon sac, il y aura un renard, des crayons gris, des gommes, des crayons de couleur pour les enfants de Morija, une petite ville située au sud de Maseru, où s’est installé mon ami Patrick Rorke, un artiste sud africain, petit fils de missionnaire aussi.

A Morija il y a un grand projet mais il est trop tôt pour en parler.

Au Lesotho, un adulte sur quatre est séropositif. Certaines femmes sont abandonnées par leur mari quand ils apprennent leur séropositivité. Alors, des femmes isolées avec des enfants, on ne les compte plus. 40 % de la population basotho vit au dessous du seuil de pauvreté.

Alors, dans mon sac, je mettrai des préservatifs, pour les distribuer à des filles et à des garçons dans les rues de Maseru et de Morija.

Pendant deux mois, j’animerai avec Patrick Rorke et l’équipe du centre culturel de Morija des ateliers pour les enfants et je précise sans limite d’âge. J’étudierai les besoins et les méthodes mises en place pour que la vie soit un peu plus facile, car rien n’est facile quand on est atteint du Sida.

je vous invite à vous consacrer quelques minutes de votre vie à un très beau reportage :  http://lesotho.20minutes-blogs.fr/

et si vous avez envie de m’aider à ré enchanter un peu la vie des enfants du Sida, des enfants du Lesotho, je serai heureuse de partager avec vous une aventure hors du commun.

Si vous voulez envoyer des préservatifs, ou faire un don, je vous offrirai des photographies et les témoignages des femmes et des enfants du Lesotho, et si vous désirez vous rendre un jour dans le plus beau pays du monde, je vous aiderai à organiser votre voyage.

A Morija, il y a de la place pour tout le monde :  http://www.morija.co.ls/tourism/accommodation/home-stays/

Entre Johannesburg et Morija, je sais que je rencontrerai des filles violées, abandonnées, victimes du sida. Je suis à la recherche de deux jeunes femmes que j’avais rencontrées à Nkobongo (nord de Durban) en 2010. Si un jour vous croisez ces femmes, dites leur que je ne les oublierai jamais.

Comme d’habitude, je puise dans mes économies. Je suis contente d’avoir vendu tous mes biens personnels pour aller vers les enfants du monde, et ré enchanter un peu leur vie. Il n’y aura pas de petit prince mais un renard et beaucoup d’histoires, de dessins, de sculptures, de peinture, de musique, de danses. Je crois même que c’est le Lesotho qui va ré enchanter ma vie ! L’Afrique n’a pas de leçon à recevoir en matière d’hospitalité, de joies et de partages.

christine bergougnous, village, 09500 MALEGOUDE, 06 45 05 45 52, christineb.fr@gmail.com et www.christineb.fr

MERCI D AVOIR LU CETTE PAGE et RENDEZ VOUS DANS QUELQUES JOURS AVEC DES PHOTOS !

bergougnous-16.jpgafrique-du-sud.jpgbergougnous-17.jpg UN IMMENSE MERCI a mon cousin KEVIN KELLY et à TEDSI http://www.cadre.org.za  pour leur aide dans la préparation de ce voyage au coeur de la vie.

un IMMENSE MERCI à Patrick RORKE qui organise mon séjour à Morija et m’offre la possibilité de partir à la rencontre des enfants basotho (oui, un Sesotho est un habitant du Lesotho, mais les Basothos sont plusieurs habitants du Lesotho).

Un immense merci à ma grand mère, à ma mère, à mes arrière grand parents et à l’Afrique tout entière pour la possibilité de vivre ensemble, tous ensemble.

http://www.morija.co.ls/arts-and-culture/basotho-artists/patrick-rorke/

Azougui Mauritanie mission accomplie octobre 16 2012

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Mission accomplie. 06-07-09-2012-azougui-ecole-028.jpg

Azougui.

Oasis.

Sable.

Palmeraie.

Enfants pieds nus.

On ne sépare jamais le noir du blanc de l’oeil.

A Azougui les grands s’occuperont des petits.

Et pendant que le monde ment, le renard songe, et les enfants ne savent pas encore ce qui les attend, et c’est mieux comme ça.

Mauritanie. Octobre 2012

Ou comment prendre soin de ce qu’on apprivoise. 06-07-09-2012-azougui-ecole-064.jpg

MERCI ISABELLE GREGOIRE MARTINE VERO YELENA DANIELLE DAVID et tous ceux qui me soutiennent

AU SECOURS août 29 2012

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Aujourd’hui je lance un véritable appel au secours. Je recherche des FOURNITURES SCOLAIRES ! Des exemplaires du PETIT PRINCE !

Cet appel concerne les enfants nomades en voie de sédentarisation à AZOUGUI dans la région d’ATAR en Mauritanie.

Au mois de décembre je me rendrai en Mauritanie mais ma voiture sera vide car j’aurai croisé des centaines de petits princes au Maroc, depuis Chefchaouen en passant par Moulay Bousselham, Rabat, Bouznika, Massa, Mirleft, Laayoune et Cap Juby. Mes économies ne me permettront pas d’acheter les fournitures nécessaires aux enfants du désert.

Les enfants d’Azougui ne sont pas responsables des erreurs des adultes. J’ai du repousser mon premier voyage à cause de malentendus, cela arrive souvent entre les adultes.

Les enfants du désert n’ont pas accès à l’éducation car les moyens accordés à leur village sont dérisoires, et les quelques guides qui emmenaient les touristes dans les dunes du Sahara ou dans les bibliothèques du désert sont dans une grande détresse : plus personne ne voyage au pays de Théodore Monod. Pourtant les hommes bleus du désert ont toujours fasciné les Européens.

Et comme je tiens toujours mes promesses, je me rendrai à Azougui, où la petite école n’attend qu’une chose : ouvrir ses portes. Proposer des séjours d’immersion, la découverte du désert et l’hospitalité des nomades, les sites archéologiques classés au patrimoine mondial de l’humanité…

Si vous souhaitez m’aider financièrement, me rejoindre sur place, contactez moi vite, car je prends la route du Sahara dans TROIS JOURS à peine… Je ne peux pas oublier AZOUGUI et tous les enfants de la Mauritanie, car sur ma route, d’autres petits princes m’offriront mon sourire, ou seront si heureux de revoir Gaspard le renard que je ne pourrais pas ne pas m’arrêter pour les embrasser.

Vous recevrez des photos, des dessins, des témoignages et serez les bienvenus au pays des hommes bleus.

contact : 06 84 34 57 49 - christineb.fr@gmail.com -  et www.guidemauritanie.com

MERCI MERCI, pour les enfants du monde.

www.christineb.fr

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l’odyssée des petits princes août 22 2012

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Ils vivent à Moulay Bousselham, à Massa, à Mirleft, à Bifurma, à M’jamir, à Amizmiz ou à Tighmart.

Personne n’a jamais entendu parler de ces petits princes. Ils m’ont apprivoisée au mois de juin et juillet dernier…

Gaspard le renard leur a confié un secret….

Pour apprivoiser les enfants du Maroc, Gaspard est allé à la librairie Al Mouggar à  Agadir, dévaliser les rayons du secteur enfance.

Il y a trouvé les versions du Petit Prince en arabe, en franco-arabe et en amazighe…

Et comme les petits princes ont aimé l’histoire du renard, nous avons décidé de repartir au Maroc, jusqu’au bout de Cap Juby.

Il y aura encore des dessins, et plein de surprises.

Merci à Grégoire DELACOURT d’enchanter notre voyage…. avec la jolie liste de mes envies, et TRENTE petits princes pour les enfants que nous croiserons sur notre chemin… Merci à Frédéric LENOIR pour son soutien sans faille.

Merci à Hajbouha ZOUBEIR de nous permettre de participer à l’odyssée du petit prince, merci à la Succession Antoine de SAINT EXUPERY et à Isabelle d’AGAY pour son précieux soutien, merci aux rares amies qui offrent des fournitures scolaires pour les enfants du désert. Merci à Abdellilah ZIRAT pour sa présence encourageante ! Merci à tous mes amis du MAROC.

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