Le renard turbulent et les eaux usées mars 22 2013
Infos : , ajouter un commentaireJ’étais partie à M’Hamid au festival des Nomades.
Je connais bien les nomades, ils vivent dans le désert et ils pillent les sédentaires.
C’est un peu comme la France. Les nomades, ceux qui passent quelques années à l’assemblée nationale, au conseil d’Etat et autres sphères mafieuses dont je n’ai pas besoin de parler davantage, pillent aussi les sédentaires.
J’avais cru à un moment donné, quand Nicolas est parti vivre à Marrakech, que les choses changeraient vraiment. Mais oh, je dois être encore un peu trop naïve.
Bref, un jour je reçois un email (ah vive le progrès). C’est notre mairie, qui nous annonce que la loi (laquelle hein ?) nous oblige, nous, petits propriétaires de petites maisons, à faire inspecter nos fosses septiques ! On nous annonce que l’inspection est non seulement obligatoire, mais PAYANTE ! Déjà l’an dernier, on nous avait obligé, sans nous concerter, à payer nos factures d’eau à un nouveau fournisseur, un truc qui s’appelle le SMDEA VEOLIA quelque chose comme ça. A ce moment j’avais craqué, vidé ma maison, vendu mes meubles, et loué à une petite famille pour un loyer dérisoire (oui, le fric, je n’aime pas, j’en veux pas, je hais le fric).
Alors là, je me révolte.L’état a t il besoin de fric pour financer une autre guerre ? Pour changer les bagnoles de ses haut fonctionnaires ?
Bref, de fil en aiguille, je découvre que je ne suis pas la seule à m’interroger.
Et c’est avec un immense plaisir que je découvre http://www.turbulences09.fr/ et Jean Pierre, qui n’a pas peur de dire les choses.
Enfin un héros !!
ah ah !
Je me sens moins seule.
Que faut il faire ? Déclarer une guerre, une vraie ? Arrêter les discours virtuels, s’unir, se battre, je veux bien.
En tout cas je ne me laisserai pas faire, qu’on vienne me trancher la gorge, qu’ils viennent, les mafieux socialistes, les mecs de l’Ump et autres connards de la planète, qu’ils viennent me trouver.
Je leur cracherai à la gueule ce que j’ai à leur dire.
Pendant ce temps, le Maroc assèche ses oasis et les nomades pillent les touristes ah ah . Ils ont bien raison.
Hier, dans les montagnes du Haut Atlas, je me suis baignée dans une rivière. J’avais pris en stop une femme berbère, Fatima, qui m’a dit, regarde, ici, c’est le paradis. Combien de temps encore ??
On va aussi leur mettre des fosses septiques, là haut, dans les montagnes du Maroc ?
KEL ASSOUF SAHEL CALLING Zorro et facebook février 22 2013
Infos : , ajouter un commentaireZorro est de retour !
Après quelques jours de black out, mon compte facebook s’est remis en route, mes pirates ont pu sourire devant mes photographies au milieu des enfants du Lesotho, de l’Afrique du Sud, de Mauritanie, du Mali, ou du Maroc.
Au milieu des mauvaises nouvelles que nous offrent les tweets et posts de nos écrans, j’entends une musique.
C’est AKALINE
http://www.youtube.com/v/f5Kx4R17I0k
Akaline c’est un cadeau d’ Anana Harouna mon ami du groupe KEL ASSOUF pour Sahel Calling.
Et Sahel Calling, c’est le rêve que réalise mon amie Kathrin Werntz, en réunissant toutes les voix du désert, tous les musiciens du Mali, du Burkina Faso et surprise… je n’en dis pas plus.
Alors quand le rêve de Sahel Calling s’offrira au monde, prenez le temps d’ouvrir vos yeux, d’ouvrir votre coeur, d’ouvrir votre âme à cet appel.
Sahel Calling, c’est un film catalyseur de mémoires, de musiques, de partages… en offrande aux enfants.
Inutile de donner des détails. Un peuple est en souffrance.
Et moi, lorsqu’un peuple souffre, je ne suis pas d’accord.
Alors, je rejoins les guerriers de la paix.
je les retrouve sur facebook.
Merci de m’avoir rendu mon compte. Merci Sahel Calling, merci Kel Assouf.
http://kelassouf.com/fr/
http://www.sahelcalling.com/
Si vous voulez nous rejoindre dans une aventure humaine et musicale sans précédent, rejoignez nous ! Aidez nous !
Nous avons besoin de 5000 euros pour produire notre film… qui sera offert aux enfants réfugiés. Cinq mille euros c’est beaucoup mais si tout le monde donne un petit peu, nous y arriverons.
http://www.sahelcalling.com/get_involved.php
Merci à tous.
massacres février 19 2013
Infos : , ajouter un commentaireNotre terre est un lieu de massacre. Construction, destruction. Illusions. Désillusions. Harmonies en arythmie.
Il n’y a pas vraiment de place pour l’espoir. Mon cousin spécialiste du Sida en Afrique du Sud me disait il y a trois jours : “je donne à l’humanité encore 200 ans. Pas plus. Nous sommes tous en mode survie”.
Pendant que le monde s’entretue mes amis Allemands préparent une surprise : http://www.sahelcalling.com/index.php?lang=fr
SAHEL CALLING ou comment rassembler les musiques du Mali pour les offrir aux enfants, car les bénéfices de ce documentaire seront attribués aux enfants réfugiés, aux enfants exilés, aux enfants abandonnés.
Pendant que le Sahel appelle au secours, j’appelle à la solidarité. Mais mon compte facebook vient d’être piraté, par qui je me le demande ! Les renseignements généraux ? Des djihadistes ? Un imbécile ? Le tueur de Johanesburg ? Un ami mal intentionné ?
Ma vie est elle devenue tout à coup inutile ? Vaine ? Devrais je me tirer une balle dans la tête ? Redevenir égoïste ?
Pourtant les choses seraient si simples si on pensait un peu moins à son portefeuille, à son nombril et à son auto satisfaction.
Mais je rêve ! Et pendant que je rêve voici ce que je lis sur internet…
“HISTORIQUE JOUR PAR JOUR de Tous les massacres commis par le Mali de 1990 à 1995 .
27/07/90 Massacre de 12 personnes âgées, à proximité de Tejerert .
07/12/90 Massacre de 22 personnes au Tawarde, parmi les réfugiés qui sont rentrés d’Algérie .
29/07/90 7 Touaregs assassinés et 12 arrêtés.
Alkit 22/08/90 12 Touaregs assassiné à Zakak .
24/08…/90 exécution publique du 11 Touaregs dont une femme.
à Gao 26/08/90 Exécution de 5 Touaregs à Menaka .
27/08/90 Exécution de 9 Touaregs algériens à Kidal et Fanfi .
08/12/90 Exécution de 3 personnes à Kidal .
13/08/90 Massacre de 62 personnes à Sehene et 1 à Kidal .
23/08/90 exécution de 9 personnes à Tadaloq et 1 à Gao .
23/09/90 exécution de 8 personnes à Inakarot et 1 à Tin-Essako.
28/04/91 pillage des familles touaregs et Moor à Gao, 2 morts, la déportation de 325 personnes au Intahaqa .
05/12/91 Exécution de 35 personnes et de démonstrations à Tombouctou .
14/05/91 pillage à Sévaré 15/05/91 Vandalisme à Diré, Goundam et Bamako sur les Touaregs et les Maures .
16/05/91 pillage à Douentza .
17/05/91 pillage à Niono .
22/05/91 Attaque sur Goundam: 15 morts; rebelles: 2 morts et 1 blessé; 37 notables publiquement abattu à Léré .
28/05/91 exécution de 9 personnes au Larneb.
07/12/91 Exécution de 3 personnes à Menaka .
15/07/91 Massacre de 25 personnes au nord de Léré N’Garma .
27/07/91 Exécution de 36 personnes à Ain Sebil près de Tombouctou .
31/07/91 Massacre de 36 personnes près de Tombouctou .
13/08/91 3 combattants FIAA assassiné par l’armée à Tombouctou, après les accords de paix.
19/09/91 Massacre de 72 personnes au Fatihamane,Goundam .
12/12/91 Décès de 12 personnes à Tombouctou.
03/05/92 exécution de 9 personnes à Léré.
03/12/92 Exécution de 13 personnes au Farach, Goundam .
15/03/92 Exécution du 9 touareg bellas à Léré.
16-17/05/92 exécution sommaire de 12 personnes à Gossi .
28/06/92 Installation du président, Alpha Oumar Konaré; Exécution de 12 personnes à Djindi, Goundam .
17/06/92 4 nomades tués à Garbamé .
22/06/92 14 personnes tuées à Bourem .
27/06/92 exécution de 9 personnes à Gao.
22/07/92 Exécution de 14 personnes à Fia, Bourem .
25/08/92 Exécution de 4 personnes au Barghabé, Gourma .
28/01/93 Exécution des Touaregs nigériens 5 à Menaka .
25/02/94 Assassinat de 1 personne par l’ARLA [la milice] à Inminas, près de Gao
21/04/94 4 Touaregs exécutés à Menaka, et des démonstrations .
05/12/94 Exécution de 5 jeunes Touaregs à Diré et 13 à Tessit.
26/05/94 Assassinat de 9 éleveurs de chameaux près de Tacharane, attribué à MPGK
27/06/94 7 combattants intégrés, égorgés par leurs collègues de l’armée à Gourma Rharous .
06/09/94 Massacre de 6 personnes à Niafunké et 2 personnes brûlées à Tonka.
06/12/94 Massacre de 26 Touaregs et les Maures à Andéramboukane.
17/06/94 tentative d’assassinat du guide douanier à Kidal .
12-29/06/94 massacre de 52 civils à Tombouctou .
19/06/94 Massacre de 72 personnes à Ber, «anti-blancs” des manifestations à Mopti: 2 morts 16/08/94 Massacre de civils au Dofana, 22 décès.
25/12/94 Assassinat de Jean-Claude BERBERAT et 2 de ses collègues de la Coopération Suisse a Niafunké.
13/12/94massacre de 42 civils à Bintagoungou .
22/12/94 Gao: 15 morts parmi les civils .
23/12/94 Massacre de plus de 53 civils Touaregs et Maures à Gao et à un village de Kel Essuk, y compris le chef des personnes âgées ??
/ 11/94 16 Touaregs exécuté à Intahaka, dont 5 étaient des femmes .
30/11/94 16 notables de kal Ihkakane exécuté à Rharous 13/12/94 Massacre de 18 personnes au Amasakor, Niafunké .
26/04/95 Exécution de 17 Touaregs à Izilili , près de Ménaka” .
La liste continue sur le terrain de jour en jour depuis 2012-2013.
Je me demande ou sont les droits de l’homme ?”
Malata Grèc a publié dans Chroniques de Mohamed Lamine Mohamed sur l’histoire de l’Azawad
J’essaye de comprendre. On me dit qu’il n’y a rien à comprendre. L’homme n’est qu’un prédateur et tant pis si nous devons tous crever en silence.
Moi cela m’arrangerait de crever. Comme les renards. Mais ce n’est pas le moment. Pas encore. Il paraît que j’ai encore des choses à faire ici bas.
Je me demande quoi au juste ???
http://www.christineb.fr/
Boya, Tombouctou, Mali février 11 2013
Infos : , ajouter un commentaireje ne suis jamais allee a Boya, je ne suis jamais allee a Tombouctou. Je me suis fait kidnapper par les femmes du troisieme quartier de Bandiagara en pays dogon. Toutes les familles dogon ont des enfants en exil, a Bamako ou a Paris. Chaka est le meilleur ami de mon frere dogon, Ibrahim. J ai rencontre Chaka a Bamako. Ingenieur agronome au chomage. je lui ai dit, Chaka, raconte moi ta mission a Tombouctou, alors que les mercenaires de Khadafi faisaient parler d eux et que le gouvernement malien organisait un programme de culture de pommes de terres au bord du fleuge NIger. Voila une des histoires de Chaka.
Merci de ne pas utiliser ses memoires a des fins commerciales. Je cherche un editeur susceptible d etre interesse par les memoires de mes amis du Mali..
L’histoire du village de Boya
Boya est un village Sonrhaï situé près du fleuve et qui comme les autres a connu les sècheresses persistantes avec toutes les conséquences : pertes des animaux, exode des hommes, diminution des plaines de production.
Dans ce village hommes, femmes, jeunes et vieux chacun à son rôle et ses devoirs.
Mais les sècheresses ont considérablement modifié ces rôles.
Les intérêts diffèrent parfois contradictoires sur un même projet.
Aujourd’hui à Boya on cultive là où les pères ramassaient du bourgou.
Avant Boya comptait 110 familles et 720 habitants.
Aujourd’hui il reste 70 familles et moins de 480 personnes dont beaucoup de vieux et d’enfants.
Cette année un grand frère de Boya Abdoulaye parti en exode au Ghana a envoyé une moto pompe neuve.
Le village était très content.
Le chef a réuni ses conseillers ; il a parlé :
«Abdoulaye notre frère parti en exile au Ghana, Dieu soit loué il ne nous a pas oublié.
Nous avons une moto pompe avec les tuyaux, comment nous organiser pour bien gagner avec le moteur ? »
Pour faire marcher le moteur il nous faut du gasoil. Je propose que tous les chefs de famille présents cotisent 15 euros pour payer le gasoil.
Nous avons reçu le moteur en Février, maintenant les terres sont aménagées, nous sommes déjà fin juin il nous faut faire la pépinière. D’ici au 15 juillet il faut que tout le monde ait déjà payé.
A la réunion du 15 juillet le chef demande à Mohamed le premier conseiller.
Chef : « Mohamed la réunion aujourd’hui est importante.
La cotisation ? est-ce-que l’argent est bien rentré ? »
Conseiller : Oui l’argent est bien rentré.
Chef : Combien d’argent as-tu ramassé ?
Conseiller : Il y a dans la caisse 1000 euros
Chef : Est-ce-que tout le monde a bien payé ?
Conseiller : Oui tout le monde a bien payé
Chef : Mohamed je ne comprends.
Tu dis que tout le monde a bien payé mais tu n’as que
1OOO euros expliques toi ?
Conseiller : Chef tout le monde a bien payé mais certains doivent
encore.
Chef : Qui doit encore et combien ?
Conseiller : C’est Ibrahim qui doit encore 7 euros
Silence
Non pardon Ibrahim m’as remis les autres 7 euros le
jour du marché qui est passé, sur la route en allant
il m’as remis le complément de sa cotisation.
Voilà, c’est Mahamar qui doit encore 7 euros, Alhassan
7 euros, Issa 7 euros, Idrissa 8 euros, Moussa 7 euros
Ahmar 6 euros.
Silence
Non pardon Ahmar c’est 5 euros qu’il reste.
Chef : Mohamed c’est bien là la situation
Conseiller : Oui chef c’est là la situation
Chef : Mohamed je suis plus vieux que toi mais je sais encore
compter.
Ta tête t’a fait défaut.
Je ne suis pas d’accord avec toi.
Bon avançons, on a dit qu’il faut payer le gasoil qui va
aller ?
Conseiller : Chef le frère d’Ibrahim est aide mécanicien à
Tombouctou.
Il faut envoyer Ibrahim comme ça son frère peut l’aider à
payer.
Si tout le monde est d’accord.
Chef : D’accord pour Ibrahim mais combien faut-il lui donner ?
Conseiller : On doit garder un peu d’argent avec nous. Je propose
qu’on lui donne 850 euros.
Chef : Si tout le monde est d’accord je suis d’accord. Tu lui
donnes 850 euros.
Ibrahim est parti.
La semaine suivante en réunion chez le chef.
Chef : Bonjour Ibrahim. Ton frère est-il en santé ?
Ton voyage à Tombouctou s’est-il bien passé ?
Mon frère se porte bien ainsi que sa famille ?
Ibrahim : Oui chef mon voyage à Tombouctou s’est passé dans de
bonnes conditions.
Chef : Combien de gasoil as-tu ramené de Tombouctou ?
Ibrahim : J’ai ramené 8 fûts pleins.
Silence
Chef : Donc il te reste de l’argent ?
Ibrahim : Non chef ma poche est vide.
J’ai tout dépensé.
Chef : Expliques-toi Ibrahim je ne te suis pas.
Ibrahim : Chef j’ai bien payé le gasoil des 8 fûts mais j’ai payé les
8 fûts vides, j’ai payé aussi le transport de TOTAL au
fleuve, j’ai payé aussi le piroguier.
Il ne me reste rien.
Chef : Ibrahim les fûts vides tu as payé à combien ?
Ibrahim : Pour les 8 j’ai payé avec mon frère 7O ou 75 euros
comme ça.
Chef : Comment tu dis « comme ça »
Tu as payé 70 ou 75 euros ?
Ibrahim : Je crois c’est 75 euros
Le transport aussi de TOTAL au fleuve c’est trop cher.
Chef : Bon avançons
Maintenant peut-on démarrer la pépinière ?
Conseiller : Chef le riz du périmètre c’est pas la même qualité que
celui des plaines traditionnelles. Il faut encore payer
la semence sur un autre périmètre.
Chef : Mohamed combien reste t-il dans la caisse ?
Conseiller : ça doit rester 136 euros.
Chef : Tu es sûr 136 euros ? moi je crois qu’il reste 150 euros.
Conseiller : Tu as raison chef, il restait 150 euros mais j’ai donné
7 euros pour décharger les fûts et pour le gardien j’ai
donné 7 euros…
Chef : Bon avançons.
Qui va aller payer les semences à Banguel ?
Conseiller : Moi ma sœur est mariée là-bas.
Je peux aller.
Chef : Si tout le monde est d’accord je suis d’accord.
Combien tu prends avec toi pour payer ?
Conseiller : Avec 107 euros je peux déjà payer.
Chef : D’accord va vite le temps presse pour commencer
la pépinière.
Mohamed le premier conseiller est a parti payer.
Boya a commencé sa pépinière le 26 juillet.
Au repiquage il manquait trop de plants.
Deux mois après la mise en route de la motopompe.
Conseiller : Chef le pompiste vient de m’informer il n’y a plus de
gasoil les 8 fûts sont vides.
Chef : Combien de jours a marché le moteur ?
Conseiller : ça vaut 60 jours aujourd’hui.
Chef : Chaque matin j’ai vu le pompiste prendre 20 litres avec le
bidon.
Depuis que le moteur tourne il y a eu quatre grandes
pluies et je sais que ces jours là le moteur n’a pas
tourné.
. Moi je crois que le moteur a fonctionné 56 jours.
Mohamed tu dois compter 56 jours que chacun prenne
20 litres.
Conseiller : Je suis d’accord chef. Mais le pompiste dit aussi qu’un
fût s’est vidé.
Deux jours après le moteur est tombé en panne.
Comme il n’y avait plus d’argent pour le réparer le périmètre n’a plus été
arrosé et les gens de Boya n’ont pas bien récolté. “
Le Mali est aussi un pays de musiciens.. Tout le monde le sait.. Je vous invite a decouvrir et a soutenir le projet de mon amie Kathrin
et
Rencontres dans la region de Tombouctou février 11 2013
Infos : , 2commentairesPériple à moto dans une tournée ordinaire
Chaka se deplace a moto dans le desert. Il se souvient…. et vous raconte…
“Je traversais la ville de Tombouctou muni de ma boussole par une journée peu ensoleillée de la fin décembre.
Je longeais le fleuve et les campements des pêcheurs Bozos se succédaient épanouis en bordure.
Après les dunes venaient les plaines exondées et fraîches parsemées de stigmates d’hippopotames se nourrissant au crépuscule de poussée d’herbes vertes.
Souvent j’apercevais des enfants barbotant en groupe fuir à travers les dunes effrayés par le bruit du moteur ou un berger s’évertuant à faire paître son troupeau de chèvres.
Pendant des heures les paysages évoluaient devant mes yeux émerveillés sur la moto.
La campagne du désert était belle et le décor des villages aussi.
Et je me retrouvais dans le village de Ber un bourg de Touareg en voie de sédentarisation novices en riziculture et de « Bellah » leurs vassaux « noirs » jouant au domestique et au berger.
C’était un moment de convivialité avec le chef, ses conseillers Ag Mata et Mohamed et le directeur d’école Abdoul
Comme d’habitude pour parler du problème des semences je demandais aux gens.
Que faut-il pour produire ?
Chef : pour produire il faut la terre, l’eau, la volonté les
semences
Cette année il y a-t-il parmi vous des paysans qui n’ont pas pu produire ou qui ont été limités par les semences ?
Ag Mata : oui
Ceux qui ont semé comment ont-ils eu les semences ?
Abdoul : avec les commerçants
Est-il intéressant de garder les semences collectivement ?
Chef : oui
Pourquoi collectivement ?
Mohamed : les semences c’est important c’est plus facile
collectivement.
Nous pouvons nous organiser pour conserver ces
produits et les vendre à un meilleur prix aux semailles.
On débouchait sur l’Ahal : « Mobilisation de tous les membres de la communauté en vue d’une action »
Peut-on faire un Ahal semencier ?
Chef : oui
L’Ahal semencier était mis en place après l’identification des moyens nécessaires et la détermination du calendrier d’exécution des responsabilités.
« C’était une action économique dont les membres du comité de gestion étaient les garants, la solidarité concernant les démunis appartenait au chef et à la communauté.
L’accès aux semences par la monétarisation excluait certaines familles. Pourtant on observait des actions de solidarité où le grand frère payait les semences et s’arrangeait avec sa famille, ces arrangements se faisaient toujours sans intérêts et parfois même sans remboursement. Les intérêts sur l’alimentation sont considérés comme proscrits par le coran. »
aujourd hui Chaka ne peut plus retourner a Tombouctou, ni a Ber, il n a plus de moto.
En revanche, Katrhin et son equipe lui reservent une surprise. Si vous voulez en savoir plus…
et si vous voulez en savoir plus sur les renards
En mission a Tombouctou février 11 2013
Infos : , 1 commentaireChaka Berthe est un ingenieur agronome malien. J ai fait sa connaissance a Bamako en 2010. Ou etait ce 2009 je ne sais plus et cela n a guere d importance car le temps n existe que sur nos calendriers et nos agendas. Envoye dans la region de Tombouctou en mission, Chaka n a pas retrouve de travail. Je lui ai propose d ecrire ses memoires. En voici des extraits, qui nous permettent de mieux apprehender la situation dans le Sahel et au nord du Mali.
”
Lorsqu’au Mali ou dans d’autres pays on parle de Tombouctou on a à l’esprit le souvenir de la rébellion Touareg et des famines en 1973 et 1983 comme aussi certaines images telles qu’enfants décharnés, carcasses d’animaux abandonnés dans le sable.
Ou les images d’enlèvement de touristes occidentaux qu’on voit commenter de temps en temps sur nos écrans de télévision.
De Tombouctou j’ai choisi de parler autrement.
De mes contacts avec les paysans sur le terrain à travers les interventions de l’équipe de l’organisation non gouvernementale internationale Agence de Coopération et de Recherche pour le Développement (ACORD) dans cette région j’ai rapporté une conviction :
C’est que certains medias étrangers invoquent pour expliquer la crise sécuritaire des causes qui n’en sont pas ou qui ne résistent guère à l’analyse comme la marginalisation des Touareg.
Le constat aujourd’hui est qu’avec les contraintes climatiques les communautés locales (Sonrhaï, Touareg, Bozo) vivant respectivement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche assurent maigrement leur subsistance et ne disposent que de peu d’économie d’argent.
Les familles ne peuvent compter que sur leurs propres efforts pour assurer un minimum de sécurité.
Ne disposant pas de moyens de production elles se trouvent en partie dans l’exclusion sociale et le chômage.
Travaillant peu, produisant peu et mangeant peu les « bras valides » hommes de 18/19 ans à 40/45 sont incités au départ à l’aventure de façon importante et le cortège de désordres sociaux qui l’accompagnent tels que manipulation, perversion et délinquance constitue un facteur d’instabilité pour la région et le pays.
Comment assurer la sécurité alimentaire et sociale indispensable à la vie ou même à la survie familiale lorsqu’on n’a pas d’économie d’argent ou la possibilité d’en faire ?
Pour fixer le paysan Sonrhaï ou Touareg il ne suffit pas de lui garantir sa « ration » mais il veut aussi satisfaire ses autres besoins et pour les satisfaire, il doit devenir consommateur donc être en mesure de payer des biens de consommation ou des services.
Ces medias sont « à côté de leurs pompes » comme on le dit vulgairement et la meilleure manière d’informer est de rassembler au lieu de disperser l’attention sur les combats menés par les communautés contre la pauvreté pour vivre décemment à travers la gestion des projets communautaires là ou ils existent conscientes que les problèmes ne peuvent se résoudre quand mettant en valeur les ressources propres du terroir en travail, en terre et en énergie.
Et tout reflexe patriotique mis à part force m’est de reconnaître que Tombouctou n’est pas dans l’impasse et les perspectives d’avenir ne sont pas « bouchées » pour cette région au contraire elle devra s’en sortir avec la mobilisation collective de ses communautés en l’occurrence Sonrhaï et Touareg derrière quelque action que ce soit par le sens de la solidarité communautaire issue des coutumes et des traditions qu’elles ont su garder.
Au fur et à mesure des années et des siècles ces communautés ont su travailler pour se nourrir, s’organiser pour vivre ensemble, trouver des solutions aux problèmes qui se présentaient à elles.
Un vieux paysan Sonrhaï parlant du grenier traditionnel dans sa communauté disait :
« Ce sont nos coutumes et nos traditions qui nous ont fait vivre avant les sècheresses »
L’historique des organisations traditionnelles
Le Kourey (milieu Sonrhaï), et Ahal (en milieu Touareg) sont des groupes d’âge. Ces groupes mènent des travaux collectifs. Ils sont considérés comme outils de mobilisation des membres. En milieu Sonrhaï, le Kourey menait, ou mène là où il existe des activités de sécurisation de la production par la mise en place de grenier traditionnel semencier. Il met à la disposition des villageois nécessiteux des semences remboursables à la récolte (14 mesures contre 10 à Bourem par exemple).
Le Kourey possède ses responsables. Dans le Kourey chacun connaît sa place, son rôle, sa fonction. Les règles du Kourey sont très strictes ; le défaut d’exécution est sévèrement puni et en présence de toute la communauté.
Ne pas respecter son engagement dans le Kourey est l’équivalent du déshonneur.
En même temps on observe la difficulté de coopération dans ces organisations traditionnelles (rivalité entre villages en milieu Sonrhaï) et la difficulté d’organisation dans certaines couches Kel Tamasheq liée à leur caractère individualiste. Adage Tamasheq
« Eloignons nos tentes et approchons nos cœurs » “
Aujourd hui le Mali est devenu un terrain de guerre. Il y a quelques mois j etais en Mauritanie, et faisais la rencontre d un retraite qui voyageait seul. j apprenais que cet homme avait ete enleve dans la region de Diema apres avoir franchi la frontiere Mauritanie Mali. Je decidai de ne pas rester en Mauritanie, suite aux incidents de Nouakchott (tentative d attentat sur l ambassade de France et de meurtre du president Abdel Aziz). J ignore si je reprendrai la route du desert et la route du Mali un jour, mais une chose est certaine, je n abandonnerai jamais mes amis africains.
Lorsqu on a rencontre le coeur de l Afrique, son ame et sa culture il est difficile de rester impartial. Il y a quelques jours je recevais un email de Chaka, me demandant de publier ses memoires de Mission. Les voici. En cadeau pour l humanite. Merci Chaka.
Tout pres de Chaka, mais il ne le sait pas encore, Kathrin et ses amis preparent une grande surprise pour le Mali. Si vous voulez en savoir plus et soutenir un projet merveilleux, visitez la page de Sahel Calling .
un grand merci d avance
christine
Les Malotis janvier 22 2013
Infos : , ajouter un commentaireCe sont les montagnes du Lesotho, 
elles ne se racontent pas, elles ne se photographient pas, elles se vivent.
On y rencontre des petits bergers qui s enveloppent dans des couvertures.
Le ciel y est roi. Le chant des cascades enivrant.
Pourtant, j ai vu des camions, des tracto pelles et entendu le bruit des marteaux piqueurs.
Les Chinois ouvrent une grande route, qui remplacera la piste ralliant Semonkhong a Sani Pass. Dans quelques mois les touristes pourront se promener dans les Malotis et jeter des bonbons aux enfants qui crient ‘’sweetie, give me a sweetie” aux rares voitures qui traversent les malotis, transportant des voyageurs qui ont encore peur des montagnes du Lesotho.
Je voulais rester avec les petits bergers. Ils connaissent bien plus d histoires que moi.
Les yeux du Lesotho décembre 30 2012
Infos : , ajouter un commentaireVoila maintenant plus de deux semaines que je suis au Lesotho.
Il ne m’a pas fallu plus d’une seconde pour saisir la chance que j’avais : certaines personnes me diront, la chance n’existe pas.
Pourtant oui, j’ai de la chance. Je vis parmi les enfants du Sida, parmi les enfants les plus pauvres au monde, et j’ai de la chance. Car les yeux du Lesotho sont si beaux que je ne peux m’en détacher.
Deux semaines ce n’est rien en comparaison aux mois que comptent les volontaires des Peace Corps et autre Save the children ou ONG qui payent les volontaires à faire quoi.
Oui. A faire quoi.
Depuis le 15 décembre, les enfants et les adolescents de Morija me disent : il n’y a rien à faire ici.
Alors, j’ai ouvert ma boîte à trésors. Elle n’est pas très grande.
C’est une boîte qui bat. Toc, toc, toc.
Une boîte qui ressemble à un coeur.
Elle est noire. On peut l’attacher en bandoulière.
Je la prête aux enfants. Je leur dis : c’est vous qui allez raconter l’histoire de Morija, votre histoire.
Et c’est comme ça que tout a commencé.
IL y avait Gaspard le renard, Blaise le poussin masqué (merci Claude POnti ! les enfants commencent à l’apprivoiser !) et Patrick Rorke le peintre sculpteur.
Il y avait aussi une imprimerie, et des bouts de papiers, que nous avons transformé en bout de tissus.
Nous nous sommes déguisés.
Un jour, les garçons ont disparu. J’ai voulu les rejoindre, mais je n’ai pas le droit d’assister aux initiations des garçons.
Alors, je suis restée en bas, tout près de Patrick, et nous avons encore fait des déguisements.
Les enfants se sont mis à danser. C’est bien, ils commencent à apprivoiser la boîte magique, celle qui ressemble à un coeur.
Malheureusement, les enfants ne peuvent pas voir les photographies qu’ils font, car mon ordinateur est trop vieux, et ne fonctionne qu’une fois branché sur une prise. Et je n’ai aucun espace pour inviter les enfants à s’asseoir devant l’ordinateur.
Les enfants ne savent pas encore ce que l’avenir leur réserve : certains resteront au village, d’autres auront la chance, oui, la chance, de pouvoir suivre des études supérieures. D’autres. D’autres seront peut être si malades qu’ils n’auront que la chance de voir le ciel et les yeux du ciel au dessus d’eux.
En revanche, ils commencent à comprendre, grâce à la boîte noire qui fait toc, toc, que leur village est probablement un des plus beaux villages du monde. Que les sources y coulent librement, que les cailloux dégringolent des falaises où les dinosaures ont laissé leurs empreintes, que les esprits de l’Afrique sont les esprits protecteurs de l’univers. Et les voilà qui photographient leurs maisons, leurs jardins, les arbres de la forêt, les cailloux des montagnes et les ruisseaux qui chantent, les vaches et les moutons, les bergers et les femmes, les grand-mères et les grand-pères.. Et pour une fois, plus question de missionnaires !
Alors, je voudrais laisser parler les enfants. Et vous montrer de quoi ils sont capables, et comme ils sont riches.
Je voudrais vous dire encore une chose : ils sont riches, et ils partagent leurs richesses sans rien me demander en retour.
Je voudrais leur dire, PARLEZ NOUS DU LESOTHO ce petit royaume oublié du monde. Car il vous appartient, et il ne m’appartient pas d’en parler à votre place.
Voulez vous m’aider donner les moyens à ces enfants de s’exprimer, sur du papier, en couleur, en noir et blanc, en musique et en dansant ?
Bref plus concrètement : nous avons besoin de votre soutien ! Et bienvenue au Lesotho !
Pour tout renseignement
Morija et le royaume oublié du Lesotho décembre 26 2012
Infos : , ajouter un commentaireOn se croirait en Suisse, à cause des vaches et des cloches dans les prairies.
Les enfants ont déjà vu des renards.
Mais ils n’avaient jamais vu Gaspard.
Et ça, c’est le début d’une grande histoire.
cela se passe dans l’atelier de Patrick Rorke, tout près de Meadow House avec le soutien de Claude Ponti![]()
avec les moyens du bord, nous allons vivre de grands moments de création, de récréation et de partage.
Il ne faut pas grand chose pour aller loin, juste d’un peu d’amour.
Mais à Morija, où un enfant sur quatre est susceptible d’être victime du HIV, il ne se passe pas grand chose.
Lorsque les enfants ne gardent pas les troupeaux dans les montagnes, lorsqu’ils ne sont pas à l’école, ils aiment retrouver Patrick dans son atelier et depuis quelques jours, Gaspard qui leur apprend plein de secrets, et surtout, la pratique de la photographie.
Venez nous voir à Morija ! Nous avons besoin de vos idées, de votre soutien, de votre inspiration.
Vous serez conquis par la gentillesse des Basuthos, et par la beauté des paysages de montagne, par les lumières et les chants des musiciens. Si un voyage au pays des nuages et du ciel bleu vous tente, si vous avez besoin de conseils pour vous organiser,
contact christineb.fr@gmail.com
Les enfants du Lesotho novembre 28 2012
Infos : , ajouter un commentaireC’est quelque part en Afrique… Un tout petit pays. Un royaume. Dans les montagnes de l’Afrique du Sud plus exactement. Des lieux où la vie est difficile, des lieux qui ont réuni l’histoire de plusieurs peuples, de plusieurs cultures. C’est là bas que mes arrière grand parents maternels se sont installés, au 18ème siècle. Ils étaient missionnaires de l’Eglise réformée de France, bien trop long à raconter cette histoire qui pourrait susciter des polémiques. Toujours est il que je ne savais du Lesotho qu’une chose : que c’est le pays le plus beau pays du monde, ainsi parlait ma grand mère, une grande voyageuse. J’ai été nourrie des histoires du Lesotho.

Le 13 décembre je m’envole pour Johannesburg, le 14 je prendrai un bus ou un taxi qui m’emmènera à 350 km au sud est d’une ville considérée comme dangereuse vers une autre ville considérée comme aussi dangereuse, Maseru, capitale du Lesotho.
Dans mon sac, il y aura un renard, des crayons gris, des gommes, des crayons de couleur pour les enfants de Morija, une petite ville située au sud de Maseru, où s’est installé mon ami Patrick Rorke, un artiste sud africain, petit fils de missionnaire aussi.
A Morija il y a un grand projet mais il est trop tôt pour en parler.
Au Lesotho, un adulte sur quatre est séropositif. Certaines femmes sont abandonnées par leur mari quand ils apprennent leur séropositivité. Alors, des femmes isolées avec des enfants, on ne les compte plus. 40 % de la population basotho vit au dessous du seuil de pauvreté.
Alors, dans mon sac, je mettrai des préservatifs, pour les distribuer à des filles et à des garçons dans les rues de Maseru et de Morija.
Pendant deux mois, j’animerai avec Patrick Rorke et l’équipe du centre culturel de Morija des ateliers pour les enfants et je précise sans limite d’âge. J’étudierai les besoins et les méthodes mises en place pour que la vie soit un peu plus facile, car rien n’est facile quand on est atteint du Sida.
je vous invite à vous consacrer quelques minutes de votre vie à un très beau reportage : http://lesotho.20minutes-blogs.fr/
et si vous avez envie de m’aider à ré enchanter un peu la vie des enfants du Sida, des enfants du Lesotho, je serai heureuse de partager avec vous une aventure hors du commun.
Si vous voulez envoyer des préservatifs, ou faire un don, je vous offrirai des photographies et les témoignages des femmes et des enfants du Lesotho, et si vous désirez vous rendre un jour dans le plus beau pays du monde, je vous aiderai à organiser votre voyage.
A Morija, il y a de la place pour tout le monde : http://www.morija.co.ls/tourism/accommodation/home-stays/
Entre Johannesburg et Morija, je sais que je rencontrerai des filles violées, abandonnées, victimes du sida. Je suis à la recherche de deux jeunes femmes que j’avais rencontrées à Nkobongo (nord de Durban) en 2010. Si un jour vous croisez ces femmes, dites leur que je ne les oublierai jamais.
Comme d’habitude, je puise dans mes économies. Je suis contente d’avoir vendu tous mes biens personnels pour aller vers les enfants du monde, et ré enchanter un peu leur vie. Il n’y aura pas de petit prince mais un renard et beaucoup d’histoires, de dessins, de sculptures, de peinture, de musique, de danses. Je crois même que c’est le Lesotho qui va ré enchanter ma vie ! L’Afrique n’a pas de leçon à recevoir en matière d’hospitalité, de joies et de partages.
christine bergougnous, village, 09500 MALEGOUDE, 06 45 05 45 52, christineb.fr@gmail.com et www.christineb.fr
MERCI D AVOIR LU CETTE PAGE et RENDEZ VOUS DANS QUELQUES JOURS AVEC DES PHOTOS !
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UN IMMENSE MERCI a mon cousin KEVIN KELLY et à TEDSI http://www.cadre.org.za pour leur aide dans la préparation de ce voyage au coeur de la vie.
un IMMENSE MERCI à Patrick RORKE qui organise mon séjour à Morija et m’offre la possibilité de partir à la rencontre des enfants basotho (oui, un Sesotho est un habitant du Lesotho, mais les Basothos sont plusieurs habitants du Lesotho).
Un immense merci à ma grand mère, à ma mère, à mes arrière grand parents et à l’Afrique tout entière pour la possibilité de vivre ensemble, tous ensemble.
http://www.morija.co.ls/arts-and-culture/basotho-artists/patrick-rorke/